Cybernétique des langues

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Le syllogisme est le lieu de l'apparition d'une information à partir de discours.

La forme la plus analysée - mathématisée - est celle de la confluence de deux discours (dialectique) : thèse, antithèse, synthèse. Jointe au principe du tiers exclu, c'est la logique.

La forme mise en valeur par Norbert Wiener sous le nom de cybernétique est celle du discours unique, soit donc le cas du tiers absent, (monolectique) : l'on va linéairement avoir un phénomène d'action->réaction interieurement actée au sein de la "boite noire" par une énaction, toujours la même.

La troisième forme, bien plus générale, explorée par Newton (mouvement des planêtes) d'une manière logique et mathématique contredite en 1889 par Henri Poincaré, et rencontrée par le problème de l'optimisation de l'emploi des réseaux : au de-là de deux corps en mouvement relatif (polylectique) la logique de la raison ordinaire et des mathématiques ne s'applique plus. L'équipe de Norman Hardy qui l'a découvert à l'occasion de la gestion des ordinateurs partagés de Tymshare sur le réseau Tymnet a appelé cette syllogistique du tiers non exclu : la programmation agorique : c'est la manière dont fonctionne les agoras (marchés), les foules, les systèmes quantiques, l'univers, la réalité. Nous la découvrons et les ordinateurs en réseau nous permettent de la simuler.

Disons que :

  • dans un processus cybernétique à une action donnée la réponse sera toujours la même.
  • dans un processus logique la réponse sera calculable.
  • dans un processus agorique la réponse sera statistique (c'est à dire fondée sur l'expérience, de multiples raisons se croisant).

Nous avons bien conscience que notre utilisation du langage font de nos langues une source quasi infinie de mouvements agoriques. Et pourtant nos machines sont par nature cybernétiques : leurs langues sont mécaniques (mécalangues), même si parfois nous pouvons leur donner des mécanismes logiques complexes. Mêler notre experience linguistique et leurs capacités mécalinguistiques exige donc une base très claire où l'interaction attendue entre nos langues et les leurs sera précise, claire et identique.

C'est le rôle de la multilinguistique que d'identifier, de documenter et de vérifier comment le faire. Pour que nous puissions "intervivre" avec etgrâce à nos machines.